Post Pop, est une exposition ou le langage du Pop art et la forme grotesque s’entrechoquent et s’entrelacent avec le commentaire social ironique. C’est un déchirement paradoxal qui se veut être une critique ainsi qu’une célébration de l’environnement médiatique qui nous entoure. Le travail se présente par le collage graphique sur bannière publicitaire, l’installation sculpturale cyberpunk et le livre d’artiste issu d’un système de production industriel. L’artiste nous propose un art ou les médiums et les codes reliés à l’imagerie publicitaire sont retournés contre eux même par la méthode du détournement. Un thème important évoqué à travers les œuvres est cette courbe montante et exponentielle dans laquelle nous sommes depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. C’est une courbe de progression économique, d’évolution technologique, de croissance démographique et de destruction environnementale sans précédent qui se nomme « La grande accélération ». Il s’agit donc d’un travail qui questionne sévèrement la notion du « progrès » et qui tend en quelque sorte à vouloir s’affirmer selon les caractéristiques complexes et parfois contradictoires qui définissent la notion de postmodernisme. C’est une méthode artistique hétéroclite à multi formes et à multi langages qui s’interroge entre autre sur les concepts d’hyperréalité, de société du spectacle et de fabrication du consentement.